Mon premier article porte donc sur les primaires du Parti Socialiste.
Pour certain cela a été une mauvaise chose pour d’autre une bonne chose. Je me listerai dans la catégorie des personnes mitigées. Pourquoi cela ?
Alors pour commencer, ce qui me dérange le plus ce sont les uns euro a payer. Alors un euro oui, mais ! Chez certains, ça vaut plus que d’autre 1 euro, je l’accorde que ce n’est pas excessif, mais je trouve cela anormal de devoir payer pour voter. J’aurai préféré une inscription préalable sur internet gratuite et suffisamment lourde pour inciter les personnes qui veulent nuire aux primaires, je ne pense pas que les 1 euro auront rebuté les gens qui souhaitaient réellement faire du mal aux primaires. Lors de l’inscription sur internet, il y aurait pu y avoir des questions de société à choix multiple pour savoir ce que les gens attendent du vote, pourquoi ils votent, que pensent-ils de ci ou ça… À partir de cette inscription par internet, plus besoin d’imprimer plus de bulletins qu’il n’en faut, on sait qui s’engage à venir, on leur fait payer un montant à la fin (paypal ou sms) qui leur sera rendu s’ils vont au bureau de vote.
Autre point noir, le fait de s’engager à voter en 2012 pour le vainqueur des primaires. Un engagement de conscience puisque personne ne sait ce qu’ils mettront dans les urnes. Cela n’a aucune influence si ce n’est pour les personnes les plus faibles et influençables. Chacun est libre de faire ses propres choix et qui peut prétendre déjà savoir pour qui il votera en 2012 ? On ne vote pas une étiquette, un visage, une personnalité, mais nous votons des idées. Cela dit combien prennent le temps de lire tous les programmes ?
La médiatisation des débats était une bonne chose, mais la conception des débats est peut-être parfois reprochable. J’entends par là, la première chose qui me vienne à l’esprit c’est le débat d’entre deux tours où il aurait été bien que ceux qui se sont fait éliminés aux premiers tours puissent venir poser leurs questions aux deux candidats restants avec pour but d’aider ceux qui les ont voté au premier tour de se décider dans l’optique du second tour, plutôt que de suivre une éventuelle consigne de vote. Pour en revenir sur les consignes de vote, il est dommageable qu’avant même le second débat, il y ait eu des tractations entre candidats voire même des candidats indiquant déjà leur préférence. Cela me pousse à penser que certains se sont présentés dans le but de récolter des voix et les reverser à leur favori depuis le début.
Continuons, le choix de tirer au sort tous les sujets et qui ont profité à Mr Hollande pour le citer qui n’avait plus qu’à conclure les débats à chaque fois en distribuant les bons points aurait pu être évité. Pour être carré, il aurait fallu 6 sujets et chaque candidat aurait été placé une fois dans chacune des positions. J’entends par là que leur tirage a remis les « boules » dans l’urne à chaque tirage, mais qu’à mon avis, il aurait été préférable d’empêcher qu’un tel ou un tel, soit toujours tiré vers la fin ou le début dans un souci d’équité. Ce qui revient à dire que celui qui est tiré en premier pour le premier sujet, on retire sa boule de l’urne pour toutes les premières places restantes.
L’envie d’être tatillon me prend et je pense que le débat aurait dû bénéficier d’une traduction dans la langue des signes comme c’est le cas lors des débats de l’assemblée pour les personnes malentendantes. Car celles-ci ont pu avoir le contenu par après, mais par la presse écrite qui n’est pas vraiment objective sur ce que j’ai pu lire ça et là.
Le gros point positif est bien sûr le temps de parole glané en vue des présidentielles 2012. C’est la grosse raison qui a déplu aux militants de droite. Pourtant aujourd’hui alors que la participation est toujours basse dans les élections, il est important de montrer ce visage de la politique. Ce qui est déplorable c’est d’apprendre que suite à cela l’UMP a décidé de partir en guerre contre tous les autres et de désigner trois personnes qui ne seront là que pour invectiver les autres. S’opposer à des idées, je dis d’accord, mais argumenter les propos est obligatoire pour s’opposer. Euclide écrivait : « ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ». Le problème étant que lorsqu’il est nié sans preuve, l’accusateur dit qu’il n’a pas d’argument alors que lui-même n’en avait pas et lorsqu’il est réfuté avec preuve, l’accusateur dit que l’argument n’est pas valable. Une opposition se doit d’admettre quand il fait une erreur et dans le monde politique cela n’arrive presque jamais qu’un parti concède à un autre. Il y a madame Guigou qui a admis il y a de cela quelques mois que les centres pour jeunes délinquants étaient une bonne chose finalement même si le fait d’être dans l’opposition à l’époque lui avait fait voter contre. Vous voyez l’idiotie de refuser d’écouter l’autre et de concéder et aujourd’hui un président se doit d’écouter tout le monde et d’accepter que les autres ont des propositions intéressantes ! Visiblement à l’UMP, il y a ceux qui n’acceptent pas que les primaires aient été une réussite (Coppé, Sarkozy) et ceux qui l’acceptent et l’envisagent pour la droite (Fillon, Bertrand)
Si le même type de débat existait pour ceux qui souhaitent se présenter sans étiquette pour ne pas être bloqué derrière un parti qui lui imposerait ses décisions pouvaient avoir lieu, cela contribuerait à sa notoriété, mais aussi à se faire connaitre des possibles signataires de sa candidature.
Complément:
